
La justice d’Ancien Régime se caractérise par un recours à la violence. Cette violence s’exprime via les supplices. Insistons, cependant, sur le fait que ces derniers ne doivent pas être assimilés à l’extrémité d’une rage sans loi . Ils reposent au contraire sur un art quantitatif de la souffrance, proportionnelle à la gravité du crime.
Le supplice fait partie d’un rituel. C’est un élément dans la liturgie punitive qui répond à deux exigences. La première est qu’il faut marquer le condamné car il faut garder la mémoire du crime et du châtiment. La seconde exigence se situe du côté du pouvoir. Ce dernier veut que le châtiment soit éclatant. Dès lors il doit être public.
Ces supplices sont de deux types : la torture et les châtiments corporels.