
Sous l’Ancien Régime, la législation reproduite par l’ensemble des criminalistes oppose l’homicide simple à l’homicide qualifié. Les homicides simples sont ceux qui se commettent « sans dol ni préméditation ». Ils donnent automatiquement lieu à une lettre de grâce après condamnation. Entrent également dans ce cadre les homicides volontaires simples « provoqués par la douleur, la colère, l’affectation extrême et autres passions de cette nature qui ne laissent pas à ceux qu’elles dominent la liberté entière de réflexion ». Les lettres de grâce peuvent ici être refusées eu égard aux circonstances de l’acte .
A côté de cette catégorie on trouve les homicides qualifiés : le meurtre est un homicide commis avec préméditation. L’assassinat suppose en outre une conjuration établie entre plusieurs personnes. Sont rangés au nombre des homicides qualifiés : le parricide, l’uxoricide, le fratricide, le suicide, l‘empoisonnement, l’infanticide et le duel. En général le meurtre est puni par la peine de la potence ou de la décollation et l’assassinat par la peine de la roue .
Nous avons recensé douze homicides au cours de la période envisagée : six pour le ban de Ferrières, cinq pour celui de Lierneux et deux pour Bra. Cela nous fait environ un meurtre tous les sept ans.
Les meurtriers connus sont tous des hommes mais l’on ne connaît pas l’auteur (ou les auteurs ) de deux des meurtres recensés. Le premier cas de ce genre est celui de Hubert Niset de Provedroux. Le registre aux causes d’office de la Cour de Lierneux, à la date du 7 octobre 1708, nous apprend, que trois semaines avant la date susdite, cet homme marié a été trouvé étendu sur un champ à côté de sa charrette . Il est mort des suites de blessures à la tête le 6 octobre 1708 vers onze/douze heures du matin . Nous n’en savons pas plus.
Le second homicide non élucidé est celui de la servante de Jean Bouttay de Verleumont. Elle aussi est morte des suites de blessures à la tête. Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large qui a eu lieu à partir de mars 1716 et qui a, pour scène, le village de Verleumont, théâtre de désordres de toutes sortes depuis deux ans. En effet, des incendies criminels ont consumé, le 1er janvier 1714, les maisons de Séverin Anthoine et d’Hubert Anthoine Bartholomé. On a dérobé des hardes et autres effets à Jacque Jehenson. Certaines personnes volent des grains, du blé et autres fruits de la terre ; découpent du bois et des haies et certains manants du village font des menaces et passent aux actes en battant leurs co-manants . Ici encore les informations s’arrêtent là.
A qui imputer ces meurtres ? Aux vagabonds, accessoirement bandits de grands chemins ? C’est possible mais une chose nous interpelle dans ces deux meurtres : le fait que ces personnes sont toutes les deux mortes des suites de leurs blessures. Cela laisse à penser que la volonté de tuer n’était pas présente quand se sont déroulés les faits. En effet si on avait voulu les tuer, on ne les aurait pas retrouvées blessées mais déjà mortes. C’est du moins ce qu’il nous semble. C’est cependant tout ce que l’on peut dire sur ces deux drames, le reste n’étant que conjectures.
Le premier homicide pour lequel nous avons des informations plus précises est celui d’un certain St-Amand Englebert tué d’un coup de fusil par Jean Henry Deprez, de Sart, le 26 avril 1716. Les faits sont assez classiques, ce qui l’est moins c’est l’escalade qui s’en suivit. Ce jour-là, dernier dimanche d’avril, diverses personnes de Trois-Ponts dont Dieudonné Englebert et son père St-Amand, tambour de Bodeux, se rendent chez le greffier de ce lieu pour boire un verre. Il faut savoir que notre greffier est aussi capitaine du ban de Fosse. Un peu plus tard, passent par là divers manants du ban de Lierneux qui constituent, eux, l’escadre du Sart. Notre meurtrier en fait partie. Deux choses me semblent accentuer leur agressivité à l’égard de ceux présentes chez le greffier. D’une part ils sont complètement ivres et de l’autre ils appartiennent à un groupe différent. De ce fait ils se sentent obligés de narguer les personnes présentent chez le greffier : ils les agressent donc au cri de « avance l’escadre du Sart et il ne nous faut passer ici pour Jean foutre ». Des coup de bâtons et de fusils pleuvent et on se tire les cheveux. Dieudonné, alors en fâcheuse posture, voit son père venir le secourir. C’est à ce moment que Jean Henry Deprez lui assène un coup de fusil. Le coup atteint la tête et St-Amand ne se relèvera pas.
Le scénario est classique et s’inscrit dans le cadre de ces luttes violentes qui éclatent régulièrement entre personnes de villages voisins. Ceux de tel endroit contre ceux d’un autre lieu. Ces rixes font partie de la vie de tous les jours et constituent un exutoire et un rituel de cohésion pour les groupes qui ont besoin de s’affirmer. En général ces bagarres se terminent par des blessures, certes, mais rarement mortelles. Preuve que l’intention de tuer n’est pas présente, les paroles du meurtrier directement après son arrestation : « mon Dieu qu’ai-je fait, quel malheur qu’il m’est arrivé d’avoir tué cet homme. Voilà ce que c’est que de se trouver en mauvaise compagnie et si on m’auroit dit le matin de tuer un homme je n’aurais pas voulu le faire pour tout les biens du monde » . Il est peut-être bon de signaler que le meurtrier se trouve en compagnie de l’escadre du Sart. L’agressivité à l’égard des membres de l’autre communauté s’explique peut-être par une sorte de frustration. Expliquons-nous : le but de ces escadres est d’assurer la défense de la population villageoise. Au XVIIIe siècle leur rôle est surtout de chasser les vagabonds de la principauté. Il n’est pas impossible que n’ayant trouvé aucune trace de vagabonds sur leur chemin, ils ont détournés leur agressivité vers un groupe différent .
L’année 1717 est marquée par une sombre histoire d’empoisonnement d’enfant dont le crime est imputé à Mathieu Marcas, son père, également soupçonné d’avoir mis le feu à diverses maisons ainsi que d’avoir fait pâturer ses bêtes sur les biens d’autrui. Il est accusé par 88 témoins d’avoir fait mourir son fils et menacé la vie de la mère « à raison de la puanteur de l’haleine que ce méchant père doit lui avoir soufflé, en lui parlant la même de fort près ». La Cour désire faire exhumer le cadavre de l’enfant, un nouveau-né, pour étayer les soupçons. Elle requiert aussi les services d’un médecin afin qu’il détermine s’il est possible d’abriter du poison en bouche pour assassiner les autres sans s’empoisonner soi-même, car, comme le dit la cour, « cela n’apparaît pas naturel et si cela est arrivé il y aurait plutôt du sortilège ». Pour ces raisons, un décret de capture devrait être imposé .
Nous sommes ici en présence du seul cas d’empoisonnement rencontré lors de nos dépouillements. Dans notre imaginaire pourtant, quand on pense à l’Ardenne d’autrefois, on pense à la sorcellerie et à un de ses corollaires : le poison. Dès lors de deux choses l’une : ou la répression de la sorcellerie au siècle précédent a été efficace et dissuade désormais les gens d’user de ce moyen, ou le recours par trop fréquent à ce moyen de tuer est une légende. La seconde chose qu’il me semble pertinent de souligner est que dans ce cas précis on peut également se trouver en présence d’une volonté, de la part de la population d’un village de faire disparaître quelqu’un. Il est quand même curieux que cette personne soit à la fois accusée de trois des pires crimes que l’on puisse trouver sous l’Ancien Régime : infanticide, empoisonnement et incendie ainsi que d’un tout petit fait, à savoir d’avoir fait pâturer ses bêtes sur le bien d’autrui ! De toute façon, que cela soit vrai ou non, des inimitiés existent, que celles-ci soient dirigées vers l’une comme l’autre des parties. En effet, on n’empoisonne pas et on ne met pas le feu à des maisons sans vouloir du mal à autrui et d’autre part on n’accuse pas quelqu’un d’avoir commis de tels actes pour rien.
Le quatrième homicide recensé met en scène des mineurs d’âge. Ici encore les raisons du drame sont obscures. Tout ce que l’on sait, c’est que le 5 octobre 1747, dans la fagne de Juvigné, ban de Lierneux, une bagarre éclate - on ne sait pas pourquoi - entre trois habitants de Banneux, Jean Gilles la Verdeur, d’une part, et les deux fils de Jean Servais, de l’autre. Le premier donne un soufflet à Gaspar Servais et le renverse par terre. Ce dernier n’en attend pas plus et s’enfuit à toutes jambes. Il reste cependant son frère sur lequel Jean Gilles va s’acharner, d’abord à coups de poings et ensuite à coups de coignée (hache). Les archives ne mentionnent même pas son nom. Son nom nous est donné par les registres paroissiaux : il s’appelait Servais comme son père .Tout ce que l’on sait, c’est qu’il mourra de ses blessures dans la nuit du 10 au 11 octobre 1747 .
Une rencharge pour la Cour de Bra nous apprend que le 25 août 1765, Pierre François et Henry Martiny, de Bra, ont été blessés par leur père Joseph. Les blessures se sont avérées mortelles pour Henry qui décédera au cours de la nuit des 29 au 30 août 1765. De ce fait la Cour de Bra doit décréter une prise de corps. Nos informations s’arrêtent là .
Un autre homicide a été recensé pour ce ban de Bra. Il s’agit du meurtre Jean-Pierre Warenne, vagabond. Ce cas est analysé plus en détail dans le chapitre sur la violence tolérée.
Le 25 juillet 1720, Lambert Jacquelot de Ferrières est convaincu par la Cour de Stavelot d’avoir tiré un coup de pistolet sur Martin, le maire de Bodeux, au cours de la foire franche de la Saint-Jacques. Les raisons du crime sont inconnues une fois de plus. Il faut noter que celui-ci ayant eu lieu dans les limites géographiques du ban de Fosse, l’instruction aura lieu dans ce ban. Nous avons néanmoins recensé ce crime car il met en scène un habitant de Ferrières. Evidemment notre meurtrier est introuvable. De ce fait la cour édicte une lettre réquisitorielle qui demande de laisser le podestat Hubin ou l’officier Nicolaÿ, de Fosse, le saisir avec des gens armés. La dernière mesure prise dans le cadre de cette affaire est un inventaire, passé devant notaire et deux témoins, des biens de notre meurtrier afin de servir à payer les frais ultérieurs du procès . Ici on peut penser à un règlement de compte et à une volonté délibérée de la part de Lambert Jacquelot d’éliminer le maire de Bodeux. Le meurtrier a bien entendu l’obligation de quitter la principauté s’il veut éviter la corde.
Passons maintenant en revue les meurtres rencontrés dans les archives de la Cour de Ferrières. En 1736, éclate une bagarre entre Oger Crahaÿ et le père de François Hennen, tous de Ferrières, durant laquelle Oger perdra la vie. François est, en effet, venu secourir son père et c’est lors de l’affrontement entre les deux jeunes que l’accident arriva. Ce cas est analysé en détail dans le chapitre sur la légitime défense.
Voici un autre cas : le dimanche soir 22 avril 1742, Jean le Jeune, berger de la Rouge Minière, et Erasme Marteau se rendent au cabaret de la Rouge Minière tenu par la famille Squelin. Arrive un certain Rémÿ Pierre qui crie alors à Jean: « Va-t-en avec ta bande de cartouche ». Le mobile de l’agressivité entre les deux hommes semble donc lié à la contrebande. C’est néanmoins tout ce que l’on sait à ce propos. Une bagarre éclate alors entre eux. Rémÿ Squelin et Erasme Marteau les séparent, après quoi Jean et Erasme sortent de la pièce. Une demi heure plus tard, nos deux compères reviennent dans la pièce. Rémÿ, qui était également sorti, revient une pinte de bière à la main et crie à Jean : « A toi mon ennemÿ ». Ce dernier lui demande pourquoi il l’appelle ainsi et Rémÿ lui rétorque « parce que tu m’as trahi ». Sur ce, on en vient évidemment aux mains et on se tire par les cheveux. Rémÿ Squelin, le cabaretier, dit alors à Jean : « lache le et va-t-en au diable, je me fous de tes cailloux». Le berger et son compère sortent mais pour mieux revenir. Jean s’est en effet, saisi entre temps, d’une baïonnette qui lui servira à tuer Rémÿ. Celui-ci s‘effondre touché au côté gauche en disant « j’ai le coup de la mort » . Bien entendu notre berger homicide quitte la principauté et va se réfugier dans la province de Luxembourg. Un décret de prise de corps est lancé le 20 juin 1742 mais le 19 septembre 1742 le meurtrier n’est toujours pas pris, se cachant d’un endroit à l’autre en dehors de la principauté. Les informations relatives à ce drame s’arrêtent là. Il y a fort à parier que le meurtrier n’aura jamais été pris et à fortiori condamné.
Le 22 novembre 1751, le seigneur châtelain du comté de Logne et l’officier héréditaire de Ferrières adressent une requête à la Cour de Stavelot pour que des commissaires soient députés afin d’instruire une enquête préparatoire car « des vols, vacarmes, délits et autres excès » ont été commis. Au cours de cette enquête on apprend qu’un certain Hubert Coullée est « famé » d’avoir tué un homme dans le bois de Viné le jour de la Saint-Martin 1750. Certains témoins parlent d’un coup de fusil, d’autres d’un coup de pistolet. Après cette date il a été absent une demi année et il est revenu avec de l’argent. Il est en outre famé d’avoir dépouillé une femme sur le chemin de Verviers et une autre sur le chemin de Liège (on parle du vol d’une croix et d’une oreillette d’or). D’autres vols sont également à mettre à son actif. Son compagnon, un étranger, nommé Servais N., installé à Burnontige, est, lui, accusé d’avoir commis un homicide sur la personne d’un curé. Ces deux hommes mènent, selon les témoins, une vie dissolue et fréquentent les cabarets au cours des offices divins. Hubert qui ne fait aucun négoce s’en va de temps en temps hors de la juridiction et y revient avec de l’argent. De plus les deux compères sont accusés de jurer et blasphémer continuellement, de se promener continuellement avec un sabre et un pistolet et d’avoir menacé plusieurs personnes . Après envoi devant la Cour de Stavelot des papiers d’enquête, le verdict de rencharge tombe : « la cour de Ferrières devra décretter prise de corps sur les personnes de Hubert Coullée du Burnontige et Servais N., étranger (dit Minac) qui se réfugie actuellement chez Thirÿ Coullée pour être conduit au château de Stavelot pour qu’il soit fait leur procès à pieds liez » . On n’entendra jamais plus parler de nos deux brigands.
Ce sont les seuls cas de brigandages avec violence rencontrés dans nos sources. Ce qui est frappant dans cette affaire, c’est l’attitude de la population pendant quasi deux années. Les faits sont connus de tous mais la population ne se met à parler que quand elle semble excédée. C’est probablement le comportement antisocial et dangereux de nos deux lascars qui décide les gens à parler, sinon ils se seraient directement rendus chez les représentants de la justice pour les dénoncer. La peur et la loi du silence ont sans doute joué un rôle dans le mutisme des habitants. A mon avis, c’est parce que nos deux individus commencèrent à représenter une menace de plus en plus grande pour la stabilité de la communauté dans laquelle ils vivaient que les gens se sont enfin décidés à parler à la justice de leurs agissements criminels. Une fois le décret de prise de corps édicté, nos deux brigands sont obligés de partir s’ils veulent échapper à la vindicte publique. De ce fait, ils sont exclus et ne représentent plus une menace pour la population. Ceci dit, est-ce la vérité qui a été présentée par les témoins ou une fiction visant à expulser les deux intrus ? En tout cas, aux yeux de la justice d’autrefois, les témoignages constituent, avec l’aveu, les éléments de preuve les plus importants. Hubert et Servais n’ont en tout cas pas, vérité ou non, d’autre alternative que de s’enfuir s’ils veulent sauver leur peau car les témoignages sont trop accablants.
En 1760, Robert et Joseph Joseph de Louveigné, sont accusés du meurtre de Nicolas Deum. On ne possède des renseignements que via des actes de réquisition faits par la défense. Les deux frères nient le crime qu’on leur impute. Selon eux, voilà comment se sont déroulés les faits : ce jour là, le 8 décembre 1759, ils se trouvaient au cabaret de la Rouge Minière, attablés avec une personne de Hamoir et un camarade de celle-ci. Etaient également présents Antoine Neuville, le fils du cabaretier Rémÿ Squelin et le fils Lacarte. Ne sachant pas pourquoi, les fils Squelin et Lacarte tinrent des propos fort impolis et Neuville dit « qu’il n’avait jamais passé pour Jean Foutre ». Un certain Antoine Compère comprit que ces propos lui étaient adressés. Lacarte et Neuville sortirent et revinrent avec une foule de monde dont l’infortuné Nicolas Deum. Ils se jetèrent alors sur Antoine Compère et les autres du village de Mÿ qui se trouvaient avec lui. Celui de Hamoir et le maréchal-ferrant de Mÿ se dirigèrent alors vers la cuisine mais la porte avait été fermée par Neuville qui sortit son couteau de chasse. Sur ce, celui de Hamoir et le maréchal de Mÿ s’enfuirent. Neuville les insulta et dit qu’il « leur passeroit son couteau à travers le corps ». Le maréchal se serait excusé et lui aurait dit qu’il ne lui voulait aucun mal. Après quoi ils s’enfuirent avec deux autres personnes mais Neuville leur fit donner la chasse. Le malheureux Nicolas Deum en était et c’est au cours de cette poursuite qu’il a trouvé la mort. Si les deux frères Louveigné doivent se défendre, c’est parce qu’ils sont accusés du meurtre par Neuville et ses complices . Pour les deux frères, Nicolas s’est volontairement donné la mort en poursuivant les trois de Mÿ et celui de Hamoir car ces derniers s’étaient mis en embuscade avec des bâtons pour attendre leurs poursuivants. Il faisait en effet très obscur. Les deux frères Louveigné clament leur innocence et invoquent la Caroline qui dit « qu’il ne peut être retenu en témoignage contre ceux de leurs agresseurs ». Ils invoquent également la réputation de l’occis « que tous le monde connessoit pour le plus redoutable du village, qui était le soutien des querelles, et le premier toujours à la tête des battitures » . Cherchent-ils à noircir l’occis, dans un but défensif ou ce dernier était-il réellement d’un caractère violent ? En tout cas on ne le retrouve impliqué dans aucune autre affaire. Cette dernière phrase a néanmoins le mérite de montrer que les bagarres de villages font partie de la vie de tous les jours et ne constituent en rien quelque chose d’exceptionnel.
Une dernière remarque est à faire à propos des croix d’occis. Il s’agit d’une coutume d’Ancien Régime, dont on ne retrouve malheureusement pas la trace dans nos trois mayeuries pour le XVIIIe siècle, et qui consiste, en cas de mort accidentelle ou violente d’une personne, en l’érection d’une croix à l’endroit du malheur.