
A la fin du XIe siècle, la renaissance du droit romain marque les principes absolutistes européens : ainsi en ira-t-il de notre petite principauté abbatiale. Pour Gaston Schuind, avocat de formation, la législation stavelotaine et les rapports entre le prince et ses sujets peuvent se résumer en cette formule du légiste Ulpien : « Quod principi placuerit legis habet vigorem ». La principauté est, à partir de cette époque et jusqu'à la fin de l’Ancien Régime, pays de droit romain. Enfin, les coutumes locales et les lois particulières des habitants furent consignées dans des records , ou inspirèrent les constitutions accordées par les princes-abbés. Ces derniers qui, souvent, ont également été prince-évêque de Liège, empruntèrent à cet évêché certaines règles de législation.
Vient ensuite la journée impériale tenue à Augsbourg le 14 janvier 1543 et qui ordonne aux princes d’Empire d’arrêter les abus sur leurs territoires. Pour se conformer à cette décision, le prince-abbé de l’époque, Christophe de Manderscheidt ordonne, le 27 juillet 1562, aux officiers des cours de faire un rapport sur les différents cas de judicature qui doivent, selon eux, faire l’objet d’une réforme. A partir de là toute une série de statuts généraux sontnt pris et, ce, jusqu'à la fin de l’Ancien Régime. La plupart n’intéressent pas véritablement notre étude mais bien l’historien désireux d’étudier la procédure.